Web 3.0


David Rock DesignCC0

Dans un billet antérieur, on notait l’importance des logos pour identifier les services dits "web 2.0". Les noms de ces services sont également particuliers (Presse-citron en donnait un aperçu). Que ces signes soient purement figuratifs ou nominaux, dans les deux cas les suiveurs se plaisent à en décliner les éléments distinctifs. En étant moins suspicieux, on peut considérer que ces éléments communs forment une tendance.

Ainsi, pour les logos comme pour les noms Web 2.0 on peut reconnaître leur air de famille avec une recette et un générateur :

Typiquement, on peut citer comme exemple de nom (et de logo) tellement "web 2.0" : frimr.com.

Evidemment, à l’allure où se développent les tendances et les innovations sur internet (et bien que beaucoup de services ainsi estampillés soient encore en phase de rodage), l’expression "Web 2.0" commence à faire has-been : déjà la prochaine évolution, le "Web 3.0", est annoncée par divers observateurs (F. Cavazza, H. Guillaud, C. BrasseurJeffrey Zeldman, P. Wainewright et sur un ton plus léger Padawan).

Une marque Web 3.0 peut-elle s’imposer ? On sait que précédemment la protection d’une marque Web 2.0 pour désigner une conférence avait fait l’objet d’une polémique légerement exarcebée ("affaire" O’Reilly / IT@Cork, voir le billet de Tim O’Reilly, 30 mars 2006). Toutes choses égales par ailleurs, sur la question de la validité intrinsèque d’une telle marque, on peut aussi se référer au jugement rendu dans une affaire concernant (notamment) la distinctivité de "Speed Dating" (nom de domaine et marque) pour des services de rencontres (à propos de cette affaire, voir le billet de Cédric Manara et notre discussion en commentaires).

MàJ : puisque l’affaire Speed Dating est mentionnée ci-dessus, il convient de préciser que le jugement rendu en 2005 (qui considérait la marque Speed Dating comme distinctive au moment de son dépôt) a été infirmé par un arrêt de la 12è. chambre de la Cour d’Appel de Versailles rendu le 21 septembre 2006 (objet d’un pourvoi en cassation). Publication de l’arrêt versaillais à venir sur Juriscom.

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