Dans un précédent billet, nous avions vu une série de marques verbales à la structure simple, constituées d’une expression comportant un sujet (le produit), un pronom relatif et un verbe décrivant l’effet du produit.

Voici une façon de créer des néologismes tout en gardant la même idée.

Nous avons ainsi à présent des exemples d’une variation très répandue de cette structure, reprenant l’usage du pronom relatif et d’un verbe. Mais, d’une part, le sujet est évacué, tant il est évident qu’il s’agit du produit, et, d’autre part, l’orthographe du pronom est simplifiée par le procédé d’écriture phonétique (tel qu’employé par Raymond Queneau dans Zazie Dans le Métro, ou que l’on retrouve dans le langage SMS).

Le résultat est loin de faire rêver à des univers de luxe et de prestige : on est dans un registre populaire.

Le procédé était tellement prisé que l’on se retrouve avec quelques noms assez proches -voire identiques- parmi ces exemples de marques déposées entre 1938 et 1969.

Aujourd’hui, ce genre de noms semble passé de mode, même si on trouve par exemple des serveurs Kimsufi chez OVH ou des chaussons Kivala.

En leur temps, les produits Kejem, Kiébon, Kimplait, Kiravi, Karivit, Kirégal, Kimouss, Kislav, les Jouets Kislav, Kirecure, Ki-luit, Kiluibien, Kiluivitt, Kitap, Ki-coif ont eu divers cousins aux noms analogues (à suivre).

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A propos de l'auteur

Frédéric Glaize

Conseil en Propriété Industrielle (dessins & modèles, marques), chez Plasseraud IP.
Créateur et éditeur du site pmdm.fr.

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