Une nouvelle dose de douze noms de marques aux sonorités si saugrenues


© F. Glaize

Les allitérations, assonances, géminations, juxtapositions cocasses, ou d’éventuelles évocations loufoques confèrent aux noms qui suivent une sorte d’aura poétique. Certains termes auraient pu finir dans la bouche du capitaine Haddock, sans dépareiller ses jurons fleuris.

Cette liste livrée telle-quelle vise à surpasser en nombre les précédentes (six noms de marques qui sonnent si bien, puis 8 noms de marques qui claquent).

Calcovinasse n’est pas un mauvais vin bourré de calcaire mais désignait un engrais.

Mot-valise, Blanchifrice était l’un des divers produits proposés par la maison Tokalon. La marque Tokalon a été “déposée en France, (…) le 4 janvier 1913, par un certain John Hamley, 7 rue Auber, Paris. Les produits Tokalon sont très réputés dans les années 1930.” (Médecines prodigieuses sous Louis XV… et médications modernes, un texte d’Émile Genevoix (1933), Cécile Raynal Olivier Lafont, Revue d’Histoire de la Pharmacie Année 2012 375 pp. 315-330). La marque Tokalon est aujourd’hui détenue par la société suisse Coopers Cosmetics SA.

Guignolux était une boisson des établissements dijonnais L’Héritier Guyot, spécialiste de la liqueur et des crèmes de fruits. Le nom de la marque est dérivé de “Guignolet” (le produit effectivement désigné) qui est “l’appellation populaire d’une liqueur à base de guignes et qui serait originaire d’Anjou, qui est aussi produit par la suite dans l’est de la France. Cette appellation prend racine dans « guigne », l’une des espèces de cerises qu’il utilise dans sa préparation.” (Wikipedia).

Le Cambouifage, est un savon de la Savonnerie des Deux Mondes, créée en 1857 et basée à Epinay-Sur-Seine depuis 1907. A l’époque, le savon Cambouifage était un des produits phares à base de sciure et de silice, destiné à nettoyer le cambouis (Épinay en scène n°116 Février 2012 Journal municipal, page 33).

Le nom Chapifou, déposé en 1960 par la bonneterie déodatienne Lhemann Frère (qui a été en activité jusqu’en 1991), désigne l’un des 217 jeux auxquels se livre Gargantua. Le terme est dérivé de de l’ancien français chapefol (ou capifol), qui correspond au jeu de colin-maillard

Bi-Sexor a été déposé en 1937 pour des spécialités pharmaceutiques, sans autres précisions. C’est également le cas de Multinase, marque déposée en 1938.

Sauciski n’a rien avoir avec les sports d’hiver. Il s’agirait d’une saucisse russe. La marque vise des pâtisseries et confiseries.

Pifpaf La crème qui remplace le savon de Marseille, a été déposée en 1940 … par un marseillais.

Miaou Miaou, vise un dispositif avertisseur pour le changement des langes humides d’un bébé, pouvant servir de jouet (sic).

Spout-Ink, une marque déposée en 1969 par la société Tiflex, vise de l’encre et non des satellites.

Billaboule sonne un peu comme un pléonasme : la marque visait des stylos à bille.

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