Dix marques constituées de portraits photographiques féminins


Photo : Sam Manns

La dizaine de portraits photographiques de femmes qui sont rassemblés ci-dessous illustre une forme particulière de marques. Il s’agit en effet d’un type de marque plutôt rare, même si on a déjà eu l’occasion d’en répertorier un certain nombre sur le pMdM (de Maartje Verhoef à “maitresse Corinne“, sans oublier Lolo Ferrari).

Ces marques, dont la plus ancienne date de 1938 et la plupart de 1975, montrent, si besoin était, que le dépôt du portrait de M. Verhoef (qui a occupé la quatrième chambre de recours de l’EUIPO) était loin d’être une grande première. Ceci n’empêche pas que l’on puisse toujours s’interroger quant à la capacité de tels signes à être appréhendés ab inito par le public pertinent comme des indicateurs de l’origine commercial de divers produits…

Huit de ces portraits sont des marques déposées par Saint-Gobain Industries pour identifier des matériaux isolants et des éléments de construction. Voila qui est assez inattendu.

Il semble que ces dépôts correspondent à la communication autour de laine de verre (marque Isover) [merci à Laurent Teyssèdre] :

De façon moins surprenantes, les deux autres portraits de femmes sont liés à des produits de beauté et de parfumerie. Ainsi, la marque constituée d’un portrait encadré des mailles d’un filet et accompagné de la mention “Central Beauté” revendique des produits et des services liés à la beauté.

Et enfin, le portrait d’une femme sous une branche fleurie vise à identifier des eaux de Cologne du parfumeur Louis Plassard “parfumeur à Paris depuis 1815“.

Cette origine ancienne est celle de la maison Demarson, société dont la dénomination évolua en Demarson et Cie, puis en Demarson-Chételat et en Chételat et Cie. Louis Plassard acquit cette société en 1894 avant de la renommer L. Plassard.

Au sujet des parfumeurs français de cette époque, un ouvrage intitulé “Une histoire des parfumeurs. France (1850-1910)” est le fruit des travaux de Rosine Lheureux. A la sortie de son livre, en 2016, elle a expliqué avoir exploré un fonds documentaire entré en 2002 aux Archives de Paris et comprenant des marques et modèles, déposés (avant la loi de 1909 sur les dessins & modèles) au Conseil des Prud’hommes.

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